Review de

Claire Beghin

Si le diable est dans les détails, Mary Kate et Ashley Olsen sont à la tête d’un culte qui prêche la constance comme religion. Pérenniser une marque de luxe née à New York dans une industrie largement dominée par le marché européen n’est pas une mince affaire, mais les deux créatrices ont trouvé la recette qui a fait de The Row un incontournable du secteur, aujourd’hui à la tête de 200 points de vente dans le monde. Chaque nouvelle collection s’intègre à la précédente comme une évidence, une frise minimaliste qui va à l’essentiel sans jamais tomber dans la simplicité.

En marge du circuit des tendances - c’est la leur principal atout - les soeurs Olsen concentrent leur réflexion sur une recherche toujours plus poussée de la parfaite combinaison de volumes, de matière et de tomber, un calcul millimétré qui cette saison a donné naissance à des pièces qui, comme à leur habitude, frôlent la perfection. La juste longueur d’une chemise, les courbes parfaites d’une boutonnière ouverte, la largeur d’un ourlet, le volume d’une robe bustier subtilement évasée aux hanches, le tomber souple d’un manteau en cachemire. Pour compléter ces silhouettes savantes, une paire de mules transparentes, des sandales à larges brides ou une chaussure plate légère comme un chausson. Une allure si subtilement sophistiquée que, cette saison, elle se passe même de sac à main.

Défilé