Review de

Claire Beghin

Le défilé Celine de ce soir était l’un des plus attendus de la saison, comme toujours lorsque Hedi Slimane est à la direction créative d’une marque. Quelle que soit la maison où il passe, son influence finit par devenir immense - combien de jupes culottes avons-nous vues dans les collections femmes depuis son dernier défilé Celine ? Ou d’articles de presse annonçant le retour de « la bourgeoise » ? Beaucoup, et on sait pourquoi. Quand Hedi Slimane dit quelque chose, la mode ne tarde pas à suivre.

Il est fidèle à la ligne de conduite qu’il a toujours tenu : le juste assemblage de vêtements bien coupés. Dans un esprit seventies et toujours un brin bourgeois, cette collection confirmait la direction prise par le créateur la saison dernière. Il y avait beaucoup de jeans, plus ou moins évasés, plus ou moins délavés, portés avec différentes sortes de vestes en suede et de blazers. Egalement toute une série de jupes culottes et de robes bohèmes, tantôt à lavallière, tantôt blanche imprimée d’un monogramme Celine presque ton sur ton, tantôt dans un plissé de motif cachemire et surmontée d’un gilet en fourrure. Il y avait également de brèves incursions plus sport comme un sweatshirt Celine Paris façon universitaire ou une paire de baskets. En accessoires, des foulards noués sur la tête, de fines ceintures, des chapeaux, des bracelets en or et des sautoirs.

Un vestiaire complet de parfaits vêtements seventies, de la basket à la robe du soir en passant par les patchworks de denim et de suede. Quand on pense au nombre de collections qui font référence à cette décennie aujourd’hui, on se dit que la traiter au premier est plutôt très malin. Et à l’heure où la mode est plus référencée que jamais, où l’on traque les inspirations, les messages cachés et les discours socio-politiques à chaque défilé, tous les jeans délavés, les petits blousons et les robes bohèmes d’Hedi Slimane sont plutôt rafraichissants.

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